En Direct Du Brouillard

by Nemo Nebbia

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www.facebook.com/nemo.nebbia

Clip "Hors du temps"
www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=SezD3A9Q-z4

credits

released October 18, 2013

Texte : Nemo Nebbia
Beat : Raistlin

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all rights reserved

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Nemo Nebbia Grenoble, France

Nemo Nebbia navigue à vue dans l’étendue de son imaginaire.[...]“En Direct Du Brouillard” s’autorise à convoquer les espérances d’un nouveau siècle qui ne remplit pas tout à fait ses promesses. C’est au rythme des “fous rires de nos paradoxes” et avec la clairvoyance d’un navigateur sans boussole qu’a été concoté la bande son de nos futures nuits blanches. ... more

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Track Name: Hors du temps
Posez vous... Ne faites pas le vide c'est impossible,
je ne fais que causer quand le poison m'intoxique.
Allons décrocher la bonne rime, pour décorer ma colline,
avant de chopper la collique ou de frôler la folie.
Je suis détendu comme le câble d'un treuil qui tracte un 38 tonnes.
Petit d'homme qui s'cogne dans une jungle énorme.
T'aimerais tellement faire comme si tout était sous contrôle,
t'as du mal à trouver ton costume, à jouer le bon rôle.
Le globe sur les épaules, je déambule dans c'décor,
le doute fait du porte à porte... J'ouvre : il me plante ses cornes.
On s'fait la bise, on s'lance des fleurs,
on trinquent à nos heures perdues,
Haut les coeurs , les mois s'évaporent dans une drôle d'odeur...j'éternue.
Renoncer, faire des croix, et je serre les poings,
Je mets de la poussière d'étoile sur mes rêves avant de les voir s'éteindre.
Est-ce que les tiens s'envolent ? Est-ce qu'ils brillent encore un peu ?
Tiens, voilà du feu : allume un cierge et fait un vœu.
Dans mes souvenirs de terrains de jeux, ma mère ne m'quitte pas de l'oeil, on s'aime, on s'étripe, mon idôle c'est Chris Waddle.
Le rap m'a tapé dans l'oreille et j'griffe ma feuille,
j'prend un micro, j'touche un vinyle... c'est fini le beat m'accueille.
Et puis j'te livre ma prose, elle a les ongles rongés,
l'esprit est un abysse, où est ma combinaison de plongée ?
Où est mon éponge ? Mon protège-dents ? J'laisse les cours de boxe..
tu n'comprend pas c'que j'dis, j'opterai peut-être pour le morse.
La musique sauve nos âmes, j'conjugue mes verbes à l'intuitif,
j'tourne les pages du scénario mais le personnage n'a rien d'fictif.
Quand la légerté repose en paix... obtempère...
paie ta place de concert, lève ta névrose en l'air.

Refrain
J'me faufile entre kick et snare, histoire de vider l'stress
Quelques mesures in extremis que j'expédie avec plaisir.
J'ai fixé l'horloge des heures durant, le coeur brulant,
Peut-on vivre hors du temps ?

J'me faufile entre kick et snare, histoire de vider l'stress
Quelques mesures in extremis que j'expédie avec plaisir,
J'ai fixé l'horloge des heures durant, schémas récurrents,
Peut-on vivre hors du temps ?

Le quadrant pétrifie, tu restes ici à glander bras ballants,
on est loin de cette chanson douce que te chantait ta maman,
Soyons vaillants, dans ce bolide les années défilent en roue libre
pétages de plombs, baisses de régime ne s'invitent pas qu'en coulisse,
Les manques d'appétit pour cette vie méritent d'être explorés,
tu fais comme si le vide n'existait pas... Laisse tomber.
Vivre avec ce qu'on est ? C'est mignon... moral plombé,
petit con veut dompter ses peurs afin de pouvoir les affronter,
je vois les même discours abonder sur tous les prompteurs
A fond la caisse, tu ne vois même plus les kilomètres au compteur.
Ici mon flow ne se fera pas flasher par les radars,
Pas de refrain fédérateur, ni l'âme d'un Che Guevara,
Quand la trotteuse devient faucheuse, tout le monde se fait marave.
Pas de quoi sonner l'alarme, même si dans tout ce vacarme, je laisse échapper ma larme.

Refrain
Track Name: Enième Lune
Je fais du rap et non du slam, j'plane sur le son du tam-tam
quelque part entre l'excellence et le bas de gamme,
J'ai fais mes premières armes sur un vieux tascam,
Quatre pistes, une ligne de basse, une batterie qui castagne.
Tout passe par la rencontre, pas de copinage.
Tej' moi dans un panier de crabe : je deviens un coquillage.
Fermé au premier abord, ce n'est qu'une image,
Un pied sur le rivage, un oeil vers le cap horne.
J'ai pris de l'âge, donc en rase-motte je vole haut :
Chercheur d'accords sur un clavier qui sonne faux.
J'en ai le mal de mer mais le sol ne s'est pas dérobé,
Sur l'almanach chaque nouveau matin est numéroté.
J'ouvre les volets, encore les yeux collés,
Dans ce paysage brumeux, ma rime est un feu follet.
Donne-moi un micro, tu verras mes ailes se déployer,
donne-moi un verre d'eau, je trouverai le moyen de me noyer.

Refrain.
Une enième lune pour un nouveau jour qui s'efface,
Ballotés par des forces qui nous dépassent,
Une nouvelle brume et le moral fera marée basse
Marée haute/ marée basse..

Une enième lune pour un nouveau jour qui s'efface
Ballotés par des forces qui nous dépassent,
Une nouvelle brume et le moral fera marée basse..
Et l'océan me paraît vaste.

Une vie s'arrête aussi vite qu'un éternuement
Dis-moi pourquoi on perd du temps à se haïr éperdument ?
Nos vérités sont belles comme des poumons pourris par la clope.
Abassourdis par les fous rires de nos paradoxes
Un petit trou dans la coque... et je repars à la nage,
retour à la case départ, je bloque sur chaque détail,
Seul contre tous, muet pour dire "je t'aime";
Vent de force 8, solide comme de la porcelaine.
Entre la peur d'en dire trop et celle de ne pas en dire assez,
on avance à pied, sur un fil d'acier.
Et quand c'est nul à chier, quelle est ta stratégie ?
Soyons précis... est-ce que c'est le brasier qui rafraichit ?
Les ennemis invisibles défilent et tu croises le fer
pétri d'angoisse de mort, tu brasses de l'air.
Plus d'un monstre marin sur mon trajet, je trace...
Et je me jette à l'eau même si le moral est à marée basse.

Refrain

"Donc on peut dire que vous faites du rap conscient..?"

Conscient de ses limites... ne vous méprenez pas.
Epaulé par les mots quand l'espoir vole en éclat.
Ici Nemo Nebbia, levez bien haut les bras... ou pas,
Si j'ai flingué le mythe aucun mea culpa
Track Name: Tête Chercheuse
Excusez-moi m'dame, excusez-moi M'sieur
si vous m'avez croisé avec le masque du mec anxieux,
voulez-vous m'accordez cette danse ?...

Je fixe mes croyances avec de grands yeux cernés,
J'me perds mais bidouille mes couplets interplanétaires..
Si je peux me permettre, auteur interpréte,
Tant que mes nerfs tiennent, j'éspère même
si c'est peine perdue. Traîne les mêmes vieux schémas tristes,
A l'abri derrière ma souffrance créatrice
compte pas sur moi pour t'expliquer le monde,
fais-toi ta propre idée. Rafale de doutes : j'ai le corps criblé.
Quelle perspective d'avenir ne me fait pas flipper ?
Je relève la tête mais... mon ciel est vidé.
Dieu ? Je le laisse où il est...
Je ressens pas sa putain de présence,
Qui va me guider avant de plier mon bulletin de naissance ?
Avant de l'avaler voulez-vous m'accordez ce ballet ?
Quelques valses dans vos bras et nos regards seront séparés.
Je suis navré. Brassé dans mon cockpit,
seul dans ce décor je décortique quelques idées sottes.
Pactise avec mon bloc note... ainsi soit il.
laisse-moi bourrer tes oreilles de philosophie moisie,
et tous les six mois je crie que je recommence à zéro
Et mon petit doigt me dit que je reste épaulé par les mots.

Refrain
Je fixe mes croyances avec de grands yeux
Et elles me tendent le masque du mes anxieux,
Voulez vous m'accorder cette danse votre altesse ?
Un chemin de croix peut devenir un chemin de traverse...X2


En salle de réveil, je fais péter le score de Glasgow
Rien de tel que de s'ouvrir l'esprit dans un espace clos.
Passe le bonjour de ma part à ta solitude,
Dis-lui qu'elle n'est pas qu'un pathologie auto-immune.
On simule quand les frustrations offensent et ne laissent
qu'une épaisse couche bien grasse d'impatience et de stress.
Je gratte le vernis, aucune dextérité, j'expérimente,
Je cherche un peu de sérénité délivrante.
Peux-tu ressentir cette impression d'errer sans but ?
Faire les cents pas tout en pensant à chaque minute qu'elle nous ampute ?Je danse autour du feu,
je mets des pansements sur des jambes de bois,
ma chorégraphie glorifie la haine de soi.
Mobilise l'energie, fossilise les écrits
J'ai dévisagé l'inertie, je finirai par lui dire merci,
je la ferai valser, à défaut de la gommer,
chacun son dance-floor, chacun son pas de côté.

Refrain x2

Instabilité chronique, trajectoire aléatoire,
ces soirs où j'ai les mains moites, dans l'estomac c'est la foire,
la cervelle dérouille au risque de sortir des rails,
les efforts sont insuffisants mais ils sont considérables,
"Stop ton cinéma, t'es trop lourd,
faut que tu réalises que t'intellectualises beaucoup trop..."
Avec ce genre de phrase tu peux te gratter,
t'es pas dans ma boite cranienne, laisse-moi le droit de craquer.
Cramponné à mon siège, mon bâtiment est submersible,
Je suis plongé dans les compartiments vrais d'une tête prise.
Remplissez les ballastes, faites carburer les turbines,
mettez les hélices en marche que mes sonorités surgissent.
Je grave des idées sur disques, pour le temps qui me reste
mets-toi à la diet si tu trouves mes textes indigestes,
ils voient le jour aprés des grossesses nerveuses,
Nemo nebbia, coeur serré, tête chercheuse.
Track Name: Jusqu'au silence
Pour apprendre à écrire faut commencer par faire des fautes
Accepter de faire l'effort d'aller vers les autres
Apprendre à serrer les dents, à se serrer les coudes
Esseulé tu te feras casser les côtes si t'essaies d'en découdre.
Je me suis souvent perdu dans un dé à coudre,
J'ai voulu sortir puiser mon inspiration prés de la foudre,
Mon micro a pris feu, j'en ai des frissons
J'veux avancer j'ai autant de lâcheté que d'ambition.
J'glisse entre grosse turbulence et petit trou d'air
Tant mieux si tu sais lire en toi comme dans un livre ouvert,
Natif du mois "doute", penses-tu que ce serait un signe ?
En cas de court-circuit, cette musique est un fusible.
Tant que ça reste ludique et que ça bouillonne je crée,
ça crépite comme les rails du métro New yorkais,
voilà le portrait : chicos pétées mais grand sourire,
Tu peux rayer mon nom j'écrirai la suite en souvenir
des histoires d'amour mortes, des malentendus,
des impossibilités qui nous stoppent..
Les doigts coincés dans la porte du chemin que j'n'ai pas emprunté.
Un bouquet de fleurs fanées pour chaque moment raté.
Un cahier pour m'évader, et les images défilent,
Si la douleur est sourde, je rappe en langage des signes.
Tu piétines entre ce que t'aurais pu être et ce que tu n'es plus...
Trinquons à ta dernière crise de solitude aiguë.
As-tu tendance à chercher des fautifs,
quand tu ne vois pas plus loin que le bout de ton égoïsme ?
Clique sur tes fautes pour qu'elles rétrécissent,
tu peux les racheter, mais le tarif sera pas dégressif.
Alors du mot jusqu'au silence, il faudra payer le prix fort,
J'aurai tout le temps de me la fermer sur mon lit de mort,
fais crier le transistor, j'ai ouvert ma grande gueule,
l'avenir est flou quand on s'est mis l'avant bras dans l’œil.
Maso sur les bords, du sel sur mes plaies,
Partisan du moindre effort, j'en ai fait les frais,
souvent sur les nerfs, mais il se pourrait que la routine ne
fasse pas de nous des pantins nombrilistes et tristounets.
Un seul couplet avec la joie de vivre en guest-star,
je m’assois sur mes acquis jusqu'à chopper des escarres,
Petit poète errant, ne me demande pas d'être cohérent,
un parapluie troué suffira pour traverser le mauvais temps.
On apprend à nos dépens, en se mangeant de grosses claques,
je connais ma déprime par coeur comme un morceau de rap,
je l'ai tellement dompté qu'elle peut sauter dans des cerceaux de feu
d'avance merci, je la nourris pour qu'elle éclaire d'autres cieux..

Ils diront que je manque d'air mais
j'ai deux trois repères dans ce merdier,
trentenaire, je balance mes rimes au lance pierre,
Si elles te frappent le front c'est en toute innocence
Faites un maximum de bruit pour votre ignorance !

Ils diront que je perd pied mais
j'ai deux trois repères dans ce merdier,
trentenaire, je balance mes rimes au lance pierre,
Et mon stylo danse...
Faites un maximum de bruit pour mon ignorance !

Du mot jusqu'au silence.
Track Name: Aucune évidence
Les années s'empilent une à une telles de cruelles poupées russes,
le nez sous la lune, je sens frémir tous mes muscles.
J'aime tremper mes lèvres dans la voie lactée;
foutez-moi la paix, qui sait ce qu'il y aura après,
j'écris mon futur à la craie.
J'ai balafré ma galaxie d'un coup de spray,
tous azimuts parasité par mille idées à la minute;
J'en ai la mine abîmée, la nuit sera courte j'en ressortirai grandi
Les traits tirés mais le privilège d'être en vie.
J'fixe le plafond, je croise une terreur nocturne;
J'ai l'impression qu'elle n'a pas l'intention de casser d'autres burnes
Tous pieds et poings liés dis-moi qui est vraiment libre ?
Qui n'a jamais perdu la boule entouré d'un grand vide ?
Quand un air sordide se joue, où est la sortie de secours ?
Seul avec son triste sort doit y avoir un vice de forme...
Mon exercice préféré serait le pied-de-nez,
Et mes textes vont empiéter sur mon anxiété.

Refrain
Qu'est-ce qui nous tient, qu'est-ce qui nous rattache à cette existence ?
Combien de questions épineuses, au final aucune évidence.
On court derrière le sens avec insistance,
Et nos sentiments s'égarent dans des labyrinthes immenses.

Qu'est ce qui nous rattache à cette existence ?
Combien de questions épineuses, au final aucune évidence.
On court derrière le sens avec insistance
Et nos sentiments s'égarent...

Plaisir immédiat, sentiment d'inachevé,
je sais trés bien m'engluer devant des images full HD
Tout me fout la gerbe, il est déjà tard, je me sens découragé
Colérique, humeur éléctrique, envie de tout lâcher.
J'ai mordu dans la vie mais ça reste collé au palais
Les gouttes frappent sur le carreau,"arrête tu vas nous faire chialer";
Qu'est-ce qui nous rattache ? On s'entend à peine,
On joue à cache-cache,
on cherche un terrain d'entente avec soi-même.
Les lueurs de mon écran se mélangent à mon éspérance,
Ce qui dérange, c'est l'errance, elle est inhérente.
Pourquoi garder l'apparence de quelqu'un d'étanche
quand tu joues avec le feu dans un océan d'essence ?
Guerres de tranchées, mécanismes de défense
Absence de dialogue dans les méandres de la démence.
A la recherche d'un peu d'estime, on ne fait que danser
Entre le besoin d'appartenance et celui de se différencier.

Refrain

Tu peux être vivant mais muet comme un tombe,
Si tu tournes en rond c'est toujours dans le sens des aiguilles d'une montre.
Au risque de me répéter, le doute frappe à nos portes
avec l'impact d'un accord plaqué en piano forte.
Refile-moi un peu d'envie s'il t'en reste
Je te rendrai la pareille avec un merci gigantesque.
J'ai pris rendez-vous pour affronter le pire des loups
Ma langue se délie : dégoût, verrous
Des vieux coups de pression et la confiance reste aux abonnés absents, je sais pas ce que j'attend, je mets ma raison à feu et à sang. Va falloir faire avec tous ces appels à l'aide
Les nerfs à fleur de peau, salut poto ! Qu'est-ce tu racontes de beau ?
Souris-moi pour de faux car à y voir de prés
j'ai besoin de toi pour de vrai
Inutile de grossir le trait..
A vos marques, prêts, feu, vivez !
Ma chérie ma douce, dois-je te rappeler qu'on périra tous ?

Refrain
Track Name: Helium
Tu ne me connais pas et ça nous fait un point commun,
Mon pinceau glisse sur les contours de tes pensées. Intro!
Je viens dessiner mon hérésie, esprit grésillant,
mes doigts tremblent pour tirer un trait, je suis hésitant.
Tant pis... je perds mes mots quand je dois me prononcer,
refuser un main tendue par orgueil : trop l'ont fait.
Autant innover, nos cris restent inaudibles dans leurs cocons,
la tête dans un cul de sac, je suis vraiment trop con.
C'est des prières contre des ulcères,
Au nom du père absent et du fils trentenaire complétement du-per.
C'est délétaire mes yeux vont lancer des éclairs,
J'essaie d'aimer mais l'amour propose un CDD.
Tu veux m'aider ? Je voudrais bien aller dans ton sens,
t'as plus de chance de gagner au loto que de gagner ma confiance.
Je suis le premier à en pâtir, se mentir on en est tous capables,
mais je veux pas mourir en martyr...
Je reste doux comme un agneau, parano, je crie au loup
Méfiez-vous je peux vous couler un paquebot.
Je suis ce capitaine aux origines italiennes, habitudes citadines,
rituels qui m'aliènent, adviennent que pourra...
Ta douleur est un tabou ? On touche pas, en parler ça reste honteux,
du coup on s'anésthésie la gueule avec ce qu'on peut.
Pieds nus dans le hautes herbes en train de matter les vipères.
Le courage et la lacheté ne sont pas héréditaires.
La vie te laisse voir ses crocs telle une vraie lionne ?
Ça va... les jours sont lourds, je gonfle mes paroles à l'hélium.
Que ce rap soit béni, j'donne quelques mots qui sonne derrière l'hydrophone.

Refrain
L'impression d'avoir dix tonnes accrochées aux épaules
ça m'empèchera pas de m'adosser aux étoiles,
Quitte à ce qu'on me colle le mauvais rôle
Si les mots ne sont que du vent, hissez haut les voiles... X2

Je suis à la bourre mais la mort sera pile à l'heure
derrière chaque idée raturée je me prends pour un navigateur.
Explore mes peurs de grand con, mes angoisses de petit garçon,
mes privations, mes pannes d'inspirations.
Et chaque aspiration traduit les mêmes opérations,
Je déplace un tout petit pion entre frustration et création.
Et on s'habitue à cette drôle de sonatine,
On la fredonne, on se demande ce qui nous porte la guigne
Slalom entre les invariants de cette condition humaine,
la douleur en pierre angulaire, je suis d'humeur lunaire,
Donc joue pas les puristes, aucune écurie qu'est-ce que tu dis ?
J'aime les lyrics qu'on étudie, les tueries, les vrais rubis
Souvent démuni, j'ai l'écriture et la parole
cela dit, je te laisse ton "univers à part"
je colle mes fragments par milliers, par petits bouts, par kilos,
Tous éparpillés entre mes points cardinaux.

Refrain